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LE MOT DU MAIRE
Dans un premier temps, j’avais l’intention d’utiliser le terme de civisme.
Mais, en recherchant la définition du mot civisme « respect et dévouement à l’égard de la chose publique », c'est-à-dire de la République et de ses lois, j’ai pensé que ce terme était trop fort.
Je n’ai pas l’intention ici de porter le képi du gendarme, ni brandir le code civil ou citer des articles de loi quelconque, et encore moins de tenir des propos moralisateurs.
C’est pourquoi, je préfère rester dans le domaine de la civilité.
Dans ce cas nous nous limitons au respect des règles du « bien vivre ». On se trouve donc sur un terrain différent en faisant référence à une question de « comportement, vis-à-vis d’autrui, par opposition aux incivilités qui rendent la vie commune difficile ».
La civilité est nécessaire dès lors que l’on veut vivre en société donc dès que l’on a au moins un voisin. C’est une prise de conscience que son comportement peut devenir une gêne pour son voisinage.
Les exemples sont nombreux, mais pour illustrer ces propos, je citerai le bruit : tondeuses, scooters, chiens, bétonneuses, etc...
Il existe bien sûr une règlementation, mais le bon sens ou la simple bonne éducation voudraient que chacun respecte la tranquillité des autres : tondre son gazon après 20 h ou aux heures de repas constitue une incivilité avant d’être un acte répréhensible.
Je veux croire qu’à Zimmersheim il existe une volonté forte et partagée de créer une vie collective saine et respectueuse d’autrui.
Notre village est réputé pour être un endroit paisible, or de trop nombreux cas d’incivilités sont encore signalés en mairie, preuve que même à Zimmersheim tout le monde n’a pas l’attitude humaniste que l’on pourrait imaginer.
Comment faire évoluer cette situation et tendre vers zéro litige de voisinage, qui deviendrait ainsi un indicateur de qualité de vie commune ?
Ce n’est pas la mairie qui changera fondamentalement la situation, mais bien les citoyens eux-mêmes.
La première préconisation est de dialoguer avec son voisin.
Même si ce n’est pas toujours facile, c’est par là qu’il faut commencer : nombre de litiges proviennent uniquement par manque de dialogue.
C’est dans cet état d’esprit que nous encourageons les fêtes de quartier qui favorisent les contacts entre voisins et permettent par la suite d’éviter des situations conflictuelles sans possibilité d’issue.
Jean-Claude MANDRY Maire de Zimmersheim
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